mercredi 21 janvier 2009

Compte-rendu du match du 19/01/09

Chers amis, le match de lundi n'était pas un match comme les autres. C'était le match de la mort, le match de l'honneur, "Le match de la crêpe", comme ils l'appellent. Pour nous, c'était un match de reprise, un match à trimballer nos poumons encrassés et nos foies encore gras des fêtes de fin d'année. Pas de quoi en tirer des lignes, mais une certaine Soizic demande son petit compte-rendu. Dont acte.

Mes bien-aimés salopards, ce match fut riche en enseignements:

1) Le Breizh'ilien est fier. Blessé, meurtri, saigné, violé, il rugit. Il refuse la fatalité, se relève, bien décidé à rétablir son honneur. Alors il court, il court, il dribble, enfin il marque, il en veut plus, il poursuit l'effort, il marque encore, il revit, il marque une fois de plus, c'est bien mais pas assez, il décale, il dédouble, il défend, il marque, rien n'est fini, il refuse de laisser la faute, il veut tout, il ignore la mi-temps, il marque, il ne se relâche pas, il marque, il crie lucidement "6-0 les mecs, c'est bien, on continue!", il veut en mettre toujours plus, il commence à dire n'importe quoi mais il s'en fout, il lui faut un score fleuve, il refuse catégoriquement de prendre le moindre but quitte à inventer des fautes pour l'adversaire, il ouvre un peu trop sa bouche, il comprend que tout cela lui échappe, il est colère, il frappe seul dans le but vide, le terrain déserté. Salauds de salopards.

2) Le Breizh'ilien est bien prompt à ouvrir sa boîte à chouchenn. Ben ouais les gars, vous trouvez pas ça un peu facile de la ramener alors que le match ne s'est même pas terminé? Non, sérieusement les mecs, la prochaine fois allez au bout des 60 minutes avant de danser la gavotte.

3) Le Breizh'ilien souffre du syndrome de Stockholm. Battu à l'aller 7-3, surclassé, le fondement bien irrité, que fait le Breizh'ilien? Ben il regarde si ceux qui l'ont souillé n'auraient pas par hasard un ptit blog où ils se foutraient bien de sa gueule... Faut être maso, quand même. Ou alors un peu amoureux. Et puis faut bien s'emmerder le mardi matin au boulot, aussi. 

Voilà mes Nolwenn, c'est fini pour cette fois. La prochaine fois, avec un peu de bol(ée), on aura un match équilibré, sans baston, et qui ira à son terme. Et vive le cidre.