vendredi 12 octobre 2007

Victoire 6-2 du 11/ 10

Roman de foo(t)

19h30, faut qu’j’me casse, rendez-vous avec Drien 19h45 voie numéro 3 direction Villeneuve-Prairie. Fuck, Drien est parti. Il croyait qu’le rendez-vous était à 19h30 et, pensant être à la bourre et qu'j'lavais pas attendu a sauté dans le 19h43.

J’prends c’putain d’reureu pourri tout seul, rien à lire, relou. La grognasse à côté se bouffe du closer, un gars taxe des clopes, j’écoute de la zik. J’retrouve dri 1, Orel et Vito qui m’ont attendu à l’arrivée. On attend pas Jérôme coincé à gare de lyon (j’imagine saoulé d’attendre ¾ d’heure son rer.)

On est pas très bavards jusqu’au stade. Fatigués et pas d’humeur à s’enflammer. Tant qu’on n’en prend pas 12…

Bien sûr la porte pour les piétons est fermée, parce que d’où on vient à pieds dans c’trou ? D’où on est des prolétaires sans voiture ?

Je dis prolétaires de toutes les saloperies, unissons nous.

On va passer par-dessus la grille, on s’en bat les couilles, comme des jeuns.
Certes, avec le risque de claquage en plus...

Bah ouai ma gueule crache dans la soupe. Mais fous-y les croûtons qui vont avec.

Il faut pas oublier d’où on vient comme on dit souvent dans l’football. Or nous on est des putains d’rev’nants. On descend d’notre putain d’arbre perché.

Ca tombe bien d’façon vu qu’le football c'est un truc de perchés.

Le ballon c’est du théâtre, c'est shakespeare, c'est du cinéma, c'est antonioli, godard, c’est de l'art dramatique, c'est Madar, c’est Rool, c'est Mendy, c’est grande gueule.

Bon après bien sûr c’est comme dans tout vous m’direz, y en a des plus ou moins perchés, des plus ou moins calmes. Y a pas que des comédiens dell’arte. Y en a qui pour qui c’est un jeu, y en a pour qui c’est plus que ça. Et moi, il s'paraitrait qu'c'est plus que ça...

Et quoi qu’il arrive ça va trop loin.
Capitaine flamme ma gueule, tatatin!
Nan, pas d’cette galaxie bordel de queue.

D’la galaxie où tous les supers héros jouent en timao le jeudi soir à Choisy-le Roy à 21h

Où tous les super héros se voient contraints de renifler les gros culs de gros cons d’adversaires dans des vestiaires trop ptits.

C’est c’qui fait l’charme me direz-vous.

C’est ce genre de choses qui font que les footballeurs adorent se traiter d’enculés.

Et n’aiment pas les préliminaires.

Ils veulent jouer, vite. Jouir, vite. Et partir à la fin du match en s’disant :

« On les a bien niqués ».

Alors bien sûr l’important c’est pas l'vestiaire, c'est pas l’échauffement. Tac tac on tripote le cuir 3 minutes, pseudo causerie d’avant du match, c’est parti.

Ca démarre doucement, y a pas spécialement d’niveau en face, on essaye de faire du jeu.

On attend d’avoir un peu d’inspiration sans s’précipiter. On marque assez vite, deux fois, alors forcément on s’relache. J’me fais un peu engueuler par un d’mes coéquipiers pour des passes pas assez vite données (il se reconnaîtra).

Ca a l’don d’ me chauffer à bloc.

Globalement l’ambiance est moyenne. On à l’air de croire notre équilibre précaire, et il l’est.

Ce qui n’est pas illogique, étant donné qu’y a pas mal de turnover, que certains ont très peu de vécu footballistique commun.

J’aime cette expression ma gueule, le vécu footballistique. (Le football c’est du sérieux, est une putain d’allégorie d’la vie.)

Vous m"avez démasqué, le football monte dans mon cerveau en passant par les vaisseaux sanguins.

Je suis celui qui dit sur un terrain « mais putain de bordel de merde mais passe en retrait, mais putain, mais putain, mais merde j’te l’ai dis combien de fois ? »

Et qui s’étonne de se faire engueuler en retour.

Il est vrai que eu égard à mon immense talent et mon investissement total, je pense ne pas être assez choyé par mes camarades en shorts. A part ceux qui m'ont dit qu'j'avais bien joué à la fin, normal... Camarades qui eux-mêmes, trop souvent, ne s’estiment pas suffisamment choyés par leurs camarades en shorts. Vous imaginez la tragédie. Du théâtre j’vous dis. Du théâtre en shorts acryliques. Un coup tout est rose, un coup tout est gris.

Un coup j’te crache dessus, un coup j’te mets une étoile.

Parlons en justement des étoiles. Aujourd’hui j’en mettrai 3. On a plutôt bien jouer mais on s’est relâchés un peu trop par moments…

La note globale est de 7 cependant, car il y a eu une réaction, notamment tactique, par rapport aux matchs précédents. On a crée plus de jeu, mieux coulisser dans les intervalles.

Bon après, bien sûr les mecs d’en face étaient pas très forts donc c’était plus facile.

LES ETOILES :

Adrien : 7,5 Un match plein, propre. Très peu d’erreurs. La volonté de bien défendre. Et quelques belles montées.

Vito : 7,5 A su jouer simple, trouver des brèches en jouant collectif. Il ouvre son compteur par un doublé. Bien joué.

Capitaine flamme : 7,5 A l’aise dans son nouveau poste de stoppeur/ milieu déf dictateur …

Longue vie aux 12 salopards de la plaine.

Arrivederci amore ciao.

1 commentaire:

Jim a dit…

Je passe régulièrement pour lire la prose de Mulew sans jamais rien dire, mais là je me lève et j'applaudis des deux mains... Footballeur, écrivain, tu m'as fait rêver avec ton compte rendu ma gueule, ya pas à dire...