mercredi 26 novembre 2008

Pas chaud

Chuis pas chaud. Puisque la semaine était à la boude, voilà.

jeudi 13 novembre 2008

Bonus homme du match du 10/11/08


Orel a joué, Orel a trouvé (merci à lui). Voici donc la photo bonus, riche en enseignements. 

En effet, certains d'entre vous se demandent surement pourquoi Jules a tendance durant les matchs à envoyer les ballons dans les nuages lorsqu'il frappe, ou comment il a pu manquer ce quatrième but qui lui tendait les bras lundi dernier. 




En exclusivité, sur ce cliché volé au cours de tennis de la rue Miollis, la réponse que nous attendions tous : Jules veut marquer, Jules se concentre, Jules est à fond, le ballon arrive, Jules se concentre encore un peu plus, Jules louche. Le but devient transformation.

Maintenant, quant à savoir comment l'aider...

Allez bisous les salopiauds et surtout à toi Jules, tout ça ce n'est que de l'amour.

mercredi 12 novembre 2008

Compte-rendu du match du 10/11/08


On est arrivé dans un blizzard de tous les diables, un véritable enfer. On était 10, tous mercenaires, tous solidaires. Prêts à repousser les mers, à soulever des montagnes sans jamais qu'aucun de nous ne tombe. On a eu beau être à l'heure, ils étaient déjà sur le terrain, parés pour la bataille. Le vestiaire sentait le sang. On a commencé à enfiler nos armures, sans un mot, la détermination pour seul langage. Puis l'échauffement, terrible entre les coups de grisou, le ballon qui sentait le suif. Etirements, pompes, tractions, travail des appuis, passes et frappes sans jamais quitter le terrible adversaire des yeux.

Espci a... 1er du groupe. 8 monstres sans pitié, rapides, puissants, précis. Goliath, Hulk, Géant Vert, Denver le dernier dinosaure. L'Everest, le Mont Blanc, le pic du Vercors, le Mont Pelé. L'Océan Atlantique, la Mer Méditerranée, le lac d'Annecy, mon bain.

On s'est réunis avant le coup d'envoi, Président a sorti un canif. "A la vie à la mort les gars, c'est le match de notre vie. Un pour tous et tous au charbon, on vit ensemble, on meurt ensemble, on ne se défile pas. La tête haute, les yeux dans les yeux, on joue notre vie, le championnat. Allez les gars, pacte du sang." On s'est tous fait une petite coupure à la bite et puis bisou-bisou du bout du gland, mes MST sont tes MST, mon ballon c'est ton ballon.

Le match a commencé dans une énième rafale. Le vent avec nous, peut-être un signe. 10 minutes de jouées, 3-0, ils n'ont pas encore frappé au but. "Les salauds, ils nous endorment..." Mi-temps. 6-0. Le vent est tombé, silence sur la plaine, le calme avant la tempête. On a tous déjà entendu les récits des guerres du Pacifique au Japon. Lorsque Mark Landers arrivait à mi-bataille comme une sulfateuse d'appoint prenant à revers, par derrière, une boucherie. Mais les 12 salopards pouvaient y laisser leur peau, personne n'aurait leur âme. "Qui z'y viennent, lança Julien le poing levé. On sera là. Yalla".

Ben finalement ils sont pas venus. Mais alors pas venus du tout, même pas un mot d'excuse. 14-3, comme un plan cul. Les 12 Salopards, vainqueur de la Coupe Poupoule des Clubs Poussins Champions. Le duel au sommet vomi, le clasico qui finit en queue leu leu. Allez, compte-rendu (à venir à dix, vous mériteriez que je le fasse par triplette) spécial Caustik.

Caustik : quel joueur génial. Non content de placer les dribbles les plus fous, il passe, distille, frappe, marque, défend. Il mériterait le titre d'homme du match à chaque coup (celui-ci compris) mais il faut bien en laisser pour les autres... Il est Cristiano Zinedona. Ce commentaire serait-il ironique? Ben non, même pas. Faut savoir s'incliner.

Caustik : Que c'est bon d'avoir un vrai gardien derrière soi. Un mec à qui on dit "Viens, ça va etre un match chaud" pour qu'il se pèle les mimiches aux bois mais qui joue le jeu quand même. De belles sorties et de la détente. De la classe malgré trois golos dans la musette.

Caustik : Un bon match sur son coté gauche et en défense centrale. A la limite de se casser la gueule balle au pied mais toujours debout à la Robben, impossible à passer comme si Gattuso jouait arrière gauche. C'est si bon quand il est là. Ca sent l'impact.

Caustik : deuxième match de la saison seulement et ça fait du bien de la tête. Pas de problème pour bien prendre le joueur, pas d'erreur et en plus pas de flippe au pied sur ce match. De retour.

Caustik : malheureusement il a encore marqué, ce qui a valu une nouvelle longue séance de masturbation sous la douche. Ouh qu'il est content. Mais c'est un plaisir de jouer avec cette machine hargneuse à appels, classe au pied, décemment efficace ces derniers temps et garant d'un esprit de victoire important. Il insuffle.

Caustik : encore un bon match en défense. Déjà peu de problèmes la semaine dernière, encore moins cette fois-ci. Un plaisir de défendre avec lui au centre, les automatismes s'accumulent. 

Caustik : 3 buts, 2 passes décisives, une foirade de légende à 11 centimètres du but (un "J'ai tenté pied droit" sur le chemin de la célébrité) pour être sûr que l'on se souvienne de son match. Il a défendu sans problème et puis il y a ces jours où l'on scintille aux avant-postes. Il semblait déçu de ses deux précédentes sorties, tel un schizophrène il s'est répondu à lui-même. Toutefois : à 12-2, alors qu'il avait déjà planté ses banderilles, est-il le genre d'homme à accepter de jouer huit minutes en central pour laisser les autres monter un peu et tenter de gouter aussi aux joies du but? Mais non. C'est un bel enfoiré.

Caustik : on ne le reconnait pas. Solide derrière, apportant sur son côté droit, venant nous en planter deux par match, et pas les plus moches. Pense même à foirer une tête immanquable devant le but pour contenter ses fans. A-t-il un préparateur physique?

Caustik : Monsieur Dusseau, les mains dans le dos, fait ce qu'il veut, dribbler, courir, tout couper, se foutre de la gueule de ses adversaires, de ses coéquipiers, de toutes façons Dusseau c'est Dusseau, c'est le patron. En tous cas quand il est là, c'est pas pareil, mais alors pas pareil du tout.

Caustik : quelle élégance en défense, quelle envie, quelle voix. De quoi vous cadrer un Ben Arfa.

Rubrique Le jeu du Lundidi : 

Facile, évidemment, retrouvez qui se cache derrière chaque descriptif. Le vainqueur aura droit à une canette de Powerade payée par toute l'équipe à la fin du prochain match. Surtout, si l'un de vous donne la bonne réponse, je publierai une nouvelle photo de l'homme du match qui, pour se détendre, s'adonne aux plaisirs du tennis. Vous verrez, sa concentration vaut le détour.

Classement à la fin des matchs aller (vu que la FSGT est un peu à la traîne) :

12 SDLP : 16 pts ; +20  (43 BP, 23 BC)
ARCHIVES NAT : 14 pts ; +5
ESPCI A : 14 pts ; -4
BREIZH ILE UNITED : 13 pts ; +5
SPORTING XV : 10 pts ; -6
CE GESTITRES : 8 pts ; -12

Allez les copains, rendez-vous contre une chaude équipe lundi à Choisy à 19h45. Salopez bien.


L'homme du match du 10/11/08

J'ai honte. Oui je sais, la photo va très loin. Trop loin, peut-être. Je ne suis pas fier, sa petite amie ne regardera plus jamais le blog. Lorsqu'elle lui fera l'amour, elle repensera à cette photo et ses parois caverneuses se contracteront d'épouvante, castrant cet homme honorable (quoiqu'un brin facho) qui lundi planta trois buts, distilla deux passes décisives.

L'homme du match est Jules Bien-Dosé. Pardon.

mercredi 5 novembre 2008

Compte-rendu du match du 03/11/08



Erratum : il fallait lire "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, mais pas de souci prenez la Bretagne si vous voulez". Résultat, les 12 Salopards sont au rendez-vous, 8 à 4, on les a bien Breizhés. Car il y a des choses qui ne se font pas et associer la Bretagne, pays du Bigouden et de la flotte, au Brésil, pays de la balle et du soleil, en fait partie. Le gros nibard se porte haut et fier chez les cariocas, beurré et sujet à la gravité chez les crêpes. Entre un transsexuel brésilien de fière allure et une Soizic ou une Gwenaelle, le choix n'est pas si évident et Orel peut en témoigner (vous avez aimé ses récits australiens, découvrez ses plus belles histoires de saudade dans Comment J'ai Fait l'Amour à Tout le Brésil, aux éditions Actes Sales). Quoiqu'il en soit Breizh'Ile United mélange tout n'importe comment, pourquoi pas le Celtic Boca Club pendant qu'on y est, et ne mérite rien d'autre que la défaite. Je compte sur nous au match retour.

En ce qui concerne le contenu du match, il faut bien évidemment saluer le premier coup de génie tactique de l'histoire des 12 Salopards. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt : commencer à 7 contre 5 s'est révélé d'une efficacité redoutable. Les Breizheux sont tombés dans notre piège ("Bon on fait quoi les gars? On commence quand même? Nan parce que sinon c'est con, on va moins jouer vu qu'ils vont éteindre les lumières...") et l'arrivée tardive d'Erwan et Loïc n'a rien changé. La machine saloparde était lancée.

Ceci dit, bien beau match de la part de notre équipe. Le ballon a vraiment bien tourné, vif en première période, intelligemment dans un mode mi-mou en deuxième. Johann, alias Terminator la Malice, a apporté du solide au milieu mais la prestation d'ensemble a été la plus homogène depuis le début de l'année. Si forcément les tricoteuses se sont taillées la part du lion, personne n'est vraiment passé à côté de son match et chacun a apporté des choses intéressantes, tant défensivement qu'offensivement. Yes we can. Ainsi, pas d'homme du match aujourd'hui, mais comme l'Asticoti n'attend que cela, en avant pour un compte-rendu individuel.

Breizhouille Youn'AieTeub : voilà sept bien belles têtes de mules, bien dures sur l'homme et puis merci. Attention toutefois au match retour car ils ne sont jamais rentré dans cette partie : dans d'autres conditions, ils seraient bien capables de savoir faire tourner la bolas.

Seb : le bon match, tout cette année est meilleur que l'année dernière. L'envie d'apporter en défense comme en attaque est un exemple, un modèle. A peine un petit coup de mou en défense centrale en fin de première période. Une poussière.

Raf : deuxième match d'affilée sans but marqué. Mais qu'arrive-t-il au meilleur goleador de la planète??

Julien : match en mode un peu flipouille. Gros gros syndrome de ballon-patate chaude notamment en première mi-temps (bougeons nous donc plus pour lui offrir des solutions). Un côté un peu diesel, à vrai dire, les deuxièmes mi-temps vont toujours mieux. Une fois rodé on voit de beaux jaillissements, de beaux gestes. De plus en plus de complémentarité en défense centrale, un vrai soulagement.

Caustik : pour cause de maintenance du site, son appréciation sera mise en ligne dimanche 9 novembre.

Jules : vraiment bon match, surtout quand il fallait. La première mi-temps est nickel, bien là en défense, bien là en attaque. La deuxième est un peu plus touche-bouboule mais bon, on gérait. La manière dont lui et Seb se relaient pour jouer à droite varie bien notre jeu. Petit défaut : mental faiblou en cas de mauvais passage. C'est pas grave de rater trois passes de suite, l'important est d'en faire un peu plus pour se reprendre. Et puis l'animal se vexe vite.

Johann : ratisse comme un salaud, dribble comme un enfoiré et goale comme un con. Yoyo la Chambrasse nous a fait du Yoyo. Mieux vaut l'avoir avec soi et coup de chapeau aux Speculoos.

Olivier grand : un point d'appui de rêve lors des remontées de balle, quelques chevauchées pour revenir en défense, de bien belles passes. Manque peut-etre d'un deuxieme appel dans les derniers mètres.

Orel : on ne l'a pas vu.

Ma gueule : serein, classieux, expressif. Satisfait.

Rubrique DIDI'S BOOT CAMP (toujours très axé défense. Si vous avez un point de vue à partager sur les points à travailler, lâchez-vous dans les commentaires qui sont en réalité extrêmement suivis, plus de 300 000 visiteurs par jour) :

Va falloir choisir les amis. Je suis le seul à parler en défense donc à moins que quelqu'un ne désire prendre le relais, faudrait peut-etre penser à arreter de se vexer comme des mouches à chaque réflexion. Sur ce match je n'ai pas engueulé une seule fois, je n'ai fait que conseiller. Conseils que vous n'avez d'ailleurs pas l'air de vouloir prendre en compte mais après faut pas s'étonner. Jules, désolé mais c'est vrai, tu fais parfois des appels que t'arrêtes au dernier moment comme si tu ne voulais plus et notamment de la tête. Julien, le petit "J'ai" est encore plus important en défense centrale, l'essayer c'est véritablement l'adopter. Il fout les boules à l'adversaire et permet de se maintenir dans un état bouillonnant. Essaie de monter le plus possible sur le joueur AVANT qu'il n'ait reçu le ballon, et en disant "J'ai".

Voilà pour aujourd'hui les amis, à lundi pour de nouvelles aventures et d'ici là faites des assouplissements. Vive le chouchenn.

NB : le premier du groupe que l'on affronte lundi prochain n'est plus premier. Espci A a été battu par le dernier, CE Gestitres, que l'on avait battu 8 à 5. C'était l'équipe de Rothen et Hoagrau. Bref le groupe est serré, bordélique, faut tout gagner et si on gagne la semaine prochaine on finit les matchs aller en tête. Honorifique mais sympa.

mardi 4 novembre 2008


TRANSFERT: Mickael Madar signe aux salopards